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RENCONTRE AVEC L'ILLUSTRATRICE
CLAIRE LE MEIL

 

Cette saison, c’est Claire le Meil qui a illustré l’intérieur de la boîte de chaussures Rivecour. Elle a donné vie au Majordorme et à la maison Rivecour avec son trait épuré et son humour subtil et nous offre un sublime écrin pour conserver nos sandales cet été !

 

Pourrais-tu raconter ton parcours ?

Après avoir décroché mon diplôme de directeur artistique à l’Esag Penninghen, j’ai très vite démarché auprès d’anciens élèves illustrateurs 
et des directeurs artistiques pour leur montrer ma thèse illustrée sur le monde des sourds. Ils m’ont tous encouragée à poursuivre dans la voie de l’illustration, et j’ai choisi d’en faire mon métier. J’ai eu la chance de rencontrer Pierre Hermé, qui m’a confié le design de sa boîte de macarons de Noël pour les Galeries Lafayette. Cette boite a été repérée par le directeur éditorial de Milan jeunesse qui m’a contactée pour un projet d’édition. Ce déclic m'a permis de collaborer par la suite avec la presse, l'édition jeunesse, la communication et le secteur du luxe.

 

D’où te vient cette passion pour l’art et l’illustration ? 

Toute petite, j'étais dure d'oreille avec une communication limitée. Le don du dessin est venu tout seul pour pouvoir m'exprimer facilement.
J'ai été élevée dans une famille très cultivée et mes parents m'ont sensibilisée à l'art très tôt. 

 

Tu travailles avec de grands noms (Hermès, Pierre Hermé...), comment ces opportunités se sont présentées et qu'est-ce que ça a changé pour toi ?

Le hasard des rencontres et mon style s'approprie bien dans l'univers du luxe très orienté sur le dessin traditionnel au trait épuré.
La première commande illustrée pour Pierre Hermé m’a permis de rencontrer une large clientèle dans le domaine du haut de gamme.
 

Quel est le plus gros défi dans ton métier ?

Adapter sans cesse son travail sur différents supports, c'est génial de dessiner pour des vitrines, un livre d'enfant ou un packaging pour une marque de pâtisserie dans des univers radicalement différents. Et c'est un sacré défi ! 

 

L’aspect le plus gratifiant de ton travail ?

Le plus gratifiant est de recevoir des compliments du public découvrant mon travail en librairie ou sur une revue. 

 

Qu'est-ce-qui t'inspire ? Où trouves-tu l'inspiration ?

J’aime beaucoup les dessins décalés d’Ungerer, la force du trait de Steinberg et l’univers poétique de Peynet.
Je suis sensible à l’humour de Quentin Blake ou à celui de Sempé. 

 

Ton conseil à quelqu’un qui aimerait travailler dans le monde de l’art ?

Faire preuve de persévérance et de courage pour percer dans le métier. Grâce aux réseaux, les opportunités de rencontres sont plus faciles. La nécessité de créer des rencontres avec d'autres artistes pour comprendre leurs parcours est important. On en sort plus confiant et déterminé. 

 

Comment est née la rencontre avec Rivecour ?

J'ai rencontré Edouard Aubin dans un beau café près de l'Opéra. Edouard m'a parlé avec passion de son métier et de son univers artistique, 
de sa maison d'hôtes et de ses objets chinés qui l'inspirent pour la conception de ses chaussures. Pour illustrer sa superbe boîte à chaussures et son site, nous avons eu l'idée de créer un majordome livrant des chaussures à ses clientes dans un contexte amusant et décalé. Une histoire est née... 



Ton rêve pour la suite ?

Je rêve d'illustrer une couverture pour The New Yorker, réaliser une affiche illustrée pour le château de Versailles ou illustrer des supports variés pour une marque d'épicerie fine. Et enfin, étendre mon travail au Japon, ils sont friands d'illustrations.

Découvrez son univers sur : www.clairelemeil.com

 

 

 

 

 Le Majordome Rivecour par Claire le Meil

Boite Rivecour par Claire le Meil

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